Suspension des C.U.I.(Contrats Uniques d’Insertion)

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Le gouvernement, toujours en veine lorsqu’il s’agit de faire payer les plus modestes,vient encore d’innover.

Plutôt que de s’en prendre aux traders et aux banques, dont le redressement financier est spectaculaire avec l’argent du contribuable, il a décidé de suspendre les Contrats Uniques d’Insertion (C.U.I.) pour les associations et les services publics qui en auraient «abusé » en Provence Alpes Côte d’Azur !

Pour les six départements de notre région, l’objectif gouvernemental était de 32 550 contrats.

Cet objectif étant quasiment atteint le gouvernement n’autorisera que 195 contrats d’ici la fin de l’année.

Les conséquences sont dramatiques pour de nombreuses associations dont les salariés voient leur contrat arrivé à échéance et qui ne seront pas renouvelés, comme pour les établissements scolaires qui en bénéficiaient.

Les conséquences sont surtout dramatiques pour ces milliers d’hommes et de femmes qui perdent un emploi déjà précaire, et qui espéraient -comme l’intitulé du contrat le laissait percevoir- trouver par ce biais « un vrai emploi ».

C’est un nouveau mauvais coup aux associations culturelles, d’insertion, d’aide à la personne. Après la baisse des subventions, qu’elles subissent du fait de l’étranglement financier des collectivités locales, organisée par les réformes Sarkozy et la suppression des subventions d’Etat, c’est l’engagement et le « vivre ensemble » qui une nouvelle fois sont mis à mal.

Beaucoup d’associations, à travers leurs projets, jouent un rôle déterminant pour faire vivre les valeurs de solidarité et de fraternité. Elles jouent un rôle fondamental pour que chacun et chacune puissent exprimer son esprit critique, son opinion et donc faire vivre la démocratie.

C’est cela que le gouvernement ne supporte pas !

Il y a dans tout cela une logique : se débarrasser de ce secteur non marchand pour faire place au privé, faire payer aux plus pauvres la crise sur laquelle, les plus riches prospèrent.

Cette politique est injuste et dangereuse. Elle vise ceux qui oeuvrent pour retisser du lien social dans notre Région où le chômage atteint déjà des taux record du fait de la politique de désindustrialisation qu’elle subit depuis des décennies. Les conditions de la mise en oeuvre de cette décision révèlent une nouvelle fois le peu de considération du gouvernement pour les salariés et le monde associatif.

Les « bénéficiaires » des C.U.I. sont les victimes des choix politiques de la Droite et du chômage record qu’ils génèrent. Ils n’ont pas à la payer deux fois.

Les contrats doivent être reconduits et une vraie politique sociale doit enfin voir le jour dans ce pays pour en finir avec cette précarité, fléau qui gangrène notre tissu économique et social.

Nathalie LEFEBVRE