Amiante: l’angoisse devant les prud’hommes de Martigues

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Le préjudice d’anxiété, reconnu par la justice L’amiante, ils l’ont respirée des années durant.

Les 13 anciens de CFM Offshore en sont persuadés, la maladie les guette. Pour cette angoisse vécue au quotidien, ils demandent réparation aujourd’hui devant les prud’hommes de Martigues.Asbestose, mésothéliome, cancer du poumon, les maladies de l’amiante mettent de très longues années à se déclarer, silencieusement, sans symptômes apparents, et quand elles apparaissent, elles laissent peu d’espoir.

Ils étaient soudeurs, assembleurs et travaillaient sur les plate-formes des barges pétrolières. Comme ils le disent, l’amiante, ils en ont « bouffé », au moins jusqu’en 1986, année de leur départ de la société CFM Offshore (à Fos-sur-Mer, aujourd’hui reprise par ArcelorMittal).

Certes à ce jour, aucun des 13 anciens salariés n’a encore développé de maladie, mais ils vivent désormais avec l’amiante dans les poumons et la peur au ventre. Cette trouille de passer des examens médicaux, d’attendre chaque diagnostic comme une éventuelle condamnation leur gâche la vie et celle de leurs proches.

Pour eux, cette peur a un prix, c’est le préjudice d’anxiété. Un prix qu’ils réclament aujourd’hui devant le conseil des prud’hommes de Martigues.