ADEVIMAP : une assemblée générale 2016 de combat.

avril 7, 2016 3:51 Publié par

ADEVIMAP : une assemblée générale 2016 de combat.

ADEVIMAP : une assemblée générale 2016 de combat.

« Nous devons faire de ce dossier une cause nationale ». Ce sont les mots de Christiane De Felice lors de l’assemblée générale 2016 de l’Adevimap qui s’est déroulée à l’hôtel de Ville de Martigues le 24 avril dernier. Cela augure bien du ton vigoureux et combatif qui à prévalu lors de cette assemblée générale 2016.

L’Adevimap a été créée il y a quatorze ans pour venir en aide aux victimes régionales et faire valoir leurs droits. Il compte aujourd’hui 544 adhérents individuels et 12 adhérents collectifs. Si le cœur de son activité est situé sur le bassin industriel de l’étang de Berre, les victimes d’autres communes se rendent également aux permanences de l’association. 23 d’entre elles se sont tenues tout au long de l’année 2015, au cours desquelles 136 nouveaux dossiers ont été ouverts. Parmi ceux-ci, 118 concernaient des maladies professionnelles, ce qui constitue une sensible augmentation par rapport à 2014 ou il n’y en avait eu « que » 68.

Trois groupes de travail ont été créés en 2015 : une commission gestion informatique (3 animateurs), une commission suivi post-professionnel (5 animateurs) et une commission éradication de l’amiante (6 animateurs).

Le suivi post-professionnel est l’une des grandes causes actuelles et un enjeu crucial car l’indemnisation des maladies n’est possible que si on a la volonté et les moyens de les détecter.

C’est pourquoi l’association s’est félicitée de la prochaine ouverture d’une consultation sur les maladies professionnelles à l’hôpital de Martigues. « C’est essentiel, nous attendons la décision de la Région et de l’ARS » a souligné Christiane. « On commence à entendre que les maladies liées à l’amiante seraient en régression, alors que c’est faux ! » a-t-elle ajouté.

Alain Bobbio qui représentait l’Andeva a ajouté que ce qui baisse « ce sont les plaques pleurales, mais que, là encore, on peut sérieusement se demander si on se donne bien les moyens de les détecter. De plus, n’oublions pas les travaux scientifiques récents indiquent un sur-risque de mésothéliome et de cancer broncho pulmonaire pour les porteurs de plaques pleurales. Or, il n’y a aucun signe de baisse pour ces deux maladies, bien au contraire ».

Par ailleurs, constatant une réelle dégradation dans le traitement des victimes qui passent devant les juridictions locales et la régression de leurs droits, l’Adevimap a initié cette année plusieurs rassemblements à Marseille, à Toulon, puis devant la cour d’appel des Milles. Ces opérations ont été organisées en commun avec d’autres associations et la participation du cabinet d’avocats TTLA.

Dans une résolution votée à l’unanimité au cours de cette assemblée, les adhérents ont décidés l’organisation d’un rassemblement au centre-ville d’Aix le 28 avril, jour d’audience à la cour d’appel. Il s’agira de protester et de mettre en lumière les pratiques scandaleuses de cette cour qui a opéré une baisse spectaculaires du montant des indemnités allouées aux victimes de l’amiante. L’Adevimap pointe particulièrement du doigt la décision rendue le 3 février de n’accorder aucune indemnité à une victime atteinte de plaques pleurales. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et de nombreuses associations du sud est, pour certaines également adhérentes de l’Andeva, rejoindront l’Adevimap à ce rassemblement.