MANIFESTATION NATIONALE 2017 DES VICTIMES DE L’AMIANTE

octobre 25, 2017 6:13 Publié par

Ce vendredi 13 octobre 2017, le défilé traditionnel de l’Andeva a réuni 1500 personnes venues de toutes les régions de France pour défiler à Paris.

Le thème principal était le refus de l’enterrement du procès pénal préparé par les juges d’instruction du pôle de santé publique et la réaffirmation que tous les empoisonneurs doivent être jugés.

Les manifestants se sont rassemblés à Montparnasse. François Desriaux, vice-président de l’Andeva, a fait une intervention résumant le sens de cette manifestation. Il a notamment déclaré que les victimes n’avaient pas l’intention de se résigner devant les décisions des juges et qu’elles poursuivraient l’affaire aussi loin que cela sera nécessaire.

Arnaud De Broca, secrétaire général de la Fnath, et Jean-Paul Benoit, président des Mutuelles de France sont intervenus pour apporter leur soutien et celui de leurs organisations. Une délégation de la confédération CGT était également présente.

En tête du cortège, une trentaine d’effigies symbolisant des victimes et l’âge de leurs décès étaient portées par d’anciens salariés d’Eternit, pour la plupart membres actuels du Caper Bourgogne qui compte 140 morts de l’amiante parmi les anciens ouvriers de l’usine Eternit de Vitry-en-Charollais.. Puis, deux banderoles se succédaient. La première : « Pas d’impunité pour les empoisonneurs« , étaient portées par les anciens d’Eternit en combinaisons blanches. La seconde : « Amiante à l’école = danger pour nos enfants » étaient soutenue par les membres de l’Aldeva de Condé sur Noireau avec l’aide quelques parents d’élèves.

Suivaient les cortèges des italiens de l’Afeva et des juristes espagnols de « Collect-Tiu Ronda » venus apporter leur solidarité.

Cinq organisations de Grande-Bretagne (The Asbestos Victims Support Groups Forum UK, Mesothelioma UK, The International Ban Asbestos Secrétariat, The GMB trade union, Asbestos in Schools) avaient envoyé un message de solidarité.

Sur les pancartes on pouvait lire : « Amiante : 21 ans après, toujours pas de procès« , « Amiante : 100 000 morts dans la balance, et la justice s’en balance« , « Amiante : 10 morts par jour, les assassins courent toujours« , « L’amiante tue, je n’en veux pas dans mon école« , »L’amiante, ce n’est pas fini, 20 millions de tonnes encore en France« .

Un tract distribué le long du cortège expliquait pourquoi les victimes de l’amiante demandaient justice.

A l’arrivée Place Saint-Sulpice, la parole fut donnée aux délégations internationales : Bruno Pesce de l’Afeva et de Mar Valldeoriola de Col-lectiu Ronda.

Puis Jacques Faugeron, président de l’Andeva, lut les noms des victimes symbolisées par les effigies avant d’appeler à une minute de silence en leur mémoire.

Des fleurs furent déposées devant les silhouettes blanches. Jacques Faugeron appela à continuer la lutte.

Jean-François Borde, président du Caper Bourgogne et membre du bureau de l’Andeva conclut cette journée bien remplie.

Les associations présentes : Caper Ardèche, Addeva 88, Addeva 89, Advarm 72, Addeva 44, Adeva Centre, Afpa 86, Adeva 17, Adeva 76, Aldeva Drome Ardèche,  Adeva Cherbourg, Aldeva Condé Flers, Avapa, Advasum, Caper bourgogne, Addeva Finistère, Caper Auvergne  Les Combrailles, Addeva 93, Cerader 16, Adevimap, Ardeva Picardie, Aper, Cmcas Gironde, ainsi qu’une délégation de la CGT et des Mutuelles de France.