Prud’hommes de Marseille

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Les 36 anciens salariés des chantiersd de construction navale de La Ciotat, qui réclamaient la compensation de la préretraite amiante, devront attendre.

Composé de 2 juges salariés et 2 juges patronaux, le Conseil des Prud’hommes de Marseille n’est pas parvenu à s’entendre sur une décision et donc, a renvoyé l’affaire devant le juge répartiteur.

Ces 36 anciens de la Normed revendique chacun 80 000 ‚¬ de dommaag intérets, destinés à compenser un préjudice économique généré par leur départ anticipé, mais égalament un préjudice d’angoisse.Un préjudice ainsi détaillé par leur avocat, Me Jean Luc Guasco: » »si vous avez travaillé dans l’amiante, et que vouégulierement qu’untel est mort d’un cancer, vous seriez prêt à donner combien pour ne plus connaitre cette angoisse, ne plus y penser chaque jour? »

En juin 2008, les prud’hommes de Bergerac, puis la Cour d’appel de Paris avaient jugé que la préretraite amiante pouvait ouvrir droit à une indemnisation.Le juge retenait que cette préretraite relevait en fait « plus d’un choix par défaut que d’un choix reellement consenti », privant le salarié d’une évolution de carrière normale et d’une retraite légitime.

Ces décisions constituaient un appel d’air pour les dizaines de milliers d’allocataires de cette mesure.Beaucoup s’engagent dans ce combat judiciaire.Le Conseil des prud’hommes de Marseille va ainsi juger le 28 mai quelque 200 requêtes déposées par d’ancien salariés du port de Marseille et, le 25 juin, celles d’environ 300 anciens dockers marseillais.

Les entreprises de construction et de réparation navales(dont la majorité n’existe plus) fournissent aussi d’important bataillons de plaignants.

(La Provence-Luc Leroux)