POUR UNE JUSTE INDEMNISATION DES PRÉJUDICES

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Pour les victimes, c’est devenu une habitude. De renvoi en renvoi, les procédures à l’encontre des employeurs qu’ils suspectent de les avoir mis, sciemment, en danger en les exposant à l’amiante mettent parfois plusieurs années avant d’aboutir. L’affaire qui devait être jugée au Tribunal des Prud’hommes le 12 Novembre 2009 a été renvoyée au 4 mars 2010.

L’objet de ce combat vise à obtenir une juste indemnisation du préjudice subi par d’anciens salariés d’Arkema Port de Bouc (racheté par Albemarle puis Azur Chimie) partis dans le cadre d’un accord permettant une cessation anticipée d’activité en cas d’exposition à l’amiante (Acaata). Alors que les salariés exposés à l’amiante ont déjà une espérance de vie réduite de 6 ans à 10 ans; ils partent avec une allocation inférieure de 35% de leur salaire antérieur.

En manquant à ses obligations de sécurité, Arkema a fait courir des risques importants à ses salariés, il faut aujourd’hui que l’entreprise complète les revenus de ses anciens employés.

Les tribunaux peuvent fonder leurs jugements sur une jurisprudence favorable notamment au regard de dossiers jugés en 2008 à Paris et Bordeaux. C’est Maà®tre Teissonnière qui descendra spécialement de Paris pour plaider ce 4 mars pour les victimes, comme il l’a fait lors des procès de Bergerac et Sens, (puis en Appel à Paris et Bordeaux).

Au-delà de ces 5 dossiers l’Adevimap en a préparé plusieurs dizaines d’autres concernant des salariés d’entreprises de l’étang de Berre/Fos et de la région marseillaise pour faire valoir leur préjudice économique devant les Conseils de MARTIGUES ou MARSEILLE.

L’ADEVIMAP appelle ses adhérents à venir soutenir nombreux les 5 d’Albemarle, le 4 Mars 2010 à partir de 9h, pour participer au rassemblement devant les prud’hommes de Martigues (Quartier Paradis Saint Roch).

L’association invite la population, les associations et organisations qui luttent pour la reconnaissance et l’indemnisation des maladies professionnelles à se joindre à eux.