Andeva et Fnath dénoncent la suppression du juge d’instruction

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«Y aurait-il pourle gouvernement des « bonnes » victimes et des « mauvaises » victimes? On peut se poser la question.

Michèle Alliot-Marie rencontre «les Associations des Victimes, dans le cadre de la concertation sur la réforme de la procédure pénale», déclarent les deux associations, «mais ni les victimes de l’amiante, ni les victimes d’accidents du travail, concernées au premier chef par le projet de suppression du juge d’instruction ne sont conviées!».

Un oubli significatif à l’image de la réforme de la procédure pénale proposée, protestent-elles. Fnath et Andeva réaffirment leurs crainte que la suppression du juge d’instruction ne permette «au pouvoir politique de s’immiscer dans l’instruction d’affaires particulière avec à la clé une suspicion généralisée et une perte de confiance dans la justice». Le rôle accru du procureur – hiérarchiquement dépendant du pouvoir politique – va créer «un monstre juridique sans équivalent à ce jour et comme une formidable régression de l’état de droit dans notre pays».

L’Andeva et la Fnath demandent de nouveau que l’instruction soit confiée à un magistrat indépendant du pouvoir politique.