Les syndicats européens se penchent sur la médecine du travail

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Si en France le rôle du médecin du travail est «solidement ancré» et son rôle reconnu, la réalité des médecins du travail français est celle du manque de postes et de moyens et donc de temps consacré à la prévention, du peu de soutien des chefs d’entreprises… Une situation voisine de celle de la Belgique ou dans certains secteurs la moitié des postes ne sont pas pourvus. Au moins dans ces deux pays, la médecine du travail bénéficie-t-elle d’une certaine indépendance constate l’ETUI.

Aux Pays-Bas, la médecine du travail obéit aux règles du marché ont expliqué les syndicalistes néerlandais et «les médecins d’entreprise sont directement sous contrat avec un employeur.», ce qui pèse considérablement sur leurs pratiques puisqu’ils doivent «courir le contrat» et n’ont pas de réelle indépendance. Ce qui conduit à une sous reconnaissance des maladies professionnelle et parfois à des «fuites» d’information médicales confidentielles. Problèmes voisins en Italie, avec en sus des problèmes de formation des médecins, ou en République tchèque qui compte en tout et pour tout 200 médecins du travail diplômés. Le pompon revient à la Turquie où un médecin peut obtenir sa certification de médecin du travail après quelques jours de formation à distance… Les participants au colloque ont enfin tracé quelques pistes pour améliorer la situation et notamment la révision de la directive de 1989 sur la sécurité et la santé au travail dans le sens «d’une indépendance professionnelle complète»de la médecine du travail