7 salariés sur 10 souffrent de troubles musculo-squelettiques selon une enquête CSA pour l’ANACT

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Selon un sondage CSA fait pour l’Agence Nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) à l’occasion de la 7e semaine pour la qualité de vie au travail (jusqu’au 25 juin ), 42% des salariés en France considèrent que le plus important quand on a un emploi, ce sont les conditions de travail. Un item qui arrive juste derrière le niveau de salaire (46%).

L’essentiel de l’enquête porte sur les troubles musculo-squelettiques (TMS). Surprise: 45% des salariés ne savent pas de quoi il s’agit alors que les TMS sont la première cause de maladie professionnelle. 35% seulement savent précisément de quoi il s’agit et 20% «en ont entendu parler». Pourtant, 7 salariés sur 10 déclarent ressentir des douleurs, notamment dans le dos (50% des salariés mais 69% des ouvriers), aux épaules et à la nuque (45% des salariés mais 55% des femmes), au poignet (25%, mais 48% des ouvriers) ou au genou (17%). Un quart (28%) seulement déclare n’avoir aucune douleur. Chez les plus de 50 ans, 42% des salariés déclarent ressentir au moins trois types de douleurs différentes.

Le niveau de ces TMS est jugé modéré par 52% des personnes en souffrant, mais pour 22% elles sont fortes (16%) ou insupportables (6%).

Des douleurs liées aux conditions de travail Pour 77% des personnes ayant des douleurs, celles-ci sont liées au travail. Un taux qui grimpe à 83% chez les ouvriers. Le lien avec les conditions de travail est clair: 41% des salariés restent dans des positions trop statiques, et un tiers pense que son travail demande «trop d’efforts physiques»… Plus du tiers s’est retrouvé «en arrêt de travail», 6% ont dà» démissionner. A ces contraintes « biomécaniques », s’ajoutent des risques dits «organisationnels»: 74% des salariés sont «souvent obligés de se dépêcher», 59% sont fréquemment débordés.

Face à ces problèmes, les salariés se tournent d’abord vers leur médecin généraliste (81%), ou le médecin du travail (62%). 30% en ont parlé à leur supérieur, 19% aux élus du personnel, 14% seulement au DRH de leur entreprise.

Que font les entreprises pour prévenir les TMS? Rien répondent 46% des salariés, 26% estimant qu’elle mène «en partie» des actions. 17% seulement affirment qu’elle agit vraiment.