Cette publicité dit. « Un toit quatre murs, c’est bon d’être protégé. Tous ensemble avec ETERNIT. »

avril 25, 2013 10:49 Publié par Laissez vos commentaires

Une publicité réconfortante, Se refaire une virginité, au moment où se déroule le procès en appel de deux dirigeants d’ETERNIT en Italie.

Au moment où en France la colère monte après que la juge Bertella-Geffroy est été remplacée  à la tête du pôle de santé publique, celui-là même qui est chargé de l’instruction de l’éventuel procès au pénal contre les responsables de cette catastrophe sanitaire.

La plus importante de l’ère industrielle, avec 100 000 morts prévus d’ici 2025.

Un procès que les victimes de l’amiante et leurs familles attendent depuis 15 années maintenant. Et sur lesquelles les plus grandes inquiétudes pèsent.

Pendant qu’irrémédiablement les victimes disparaissent, détruites par cette fibre tueuse qui continue son œuvre de mort, touchant maintenant aussi leurs familles. Nombre d’épouses décèdent à leurs tours, après ou même avant leurs maris.

ETERNIT joue la carte rassurante de la  tranquillité.

Tous ensemble avec ETERNIT, ses employés l’on été pendant les trente glorieuses. Travaillant sans relâche et surtout  sans protection, eux.

Que toutes les victimes auraient bien voulues entendre à cette époque : « c’est bon d’être protégé. »  de cette entreprise qui se refait une santé morale sur les victimes, et surtout avec l’argent engrangé par leur labeur.

Sans remords, sans compassion, du moins ne le montrant guère au cours des nombreuses  audiences où la société devait comparaître pour faute inexcusable. Ni au procès de Turin, où ses dirigeants mis en causes, n’ont même pas jugés bon de venir voir les victimes et leurs familles.

Si pourtant un geste a été fait, lorsque ces mises en causes ont essayé d’acheter les victimes et leurs familles, afin de tenter d’arrêter les poursuites à leur encontre. Il eu été malhonnête de ne pas le signaler.

Nous responsables d’associations défendant les victimes et leurs familles, pour faire valoir leurs droits, sommes choqués de ce spot, en espérant que l’argent, cette fois, ne manquera pas pour protéger les salariés qui travaillent pour cette société florissante et prospère. Puisque elle ne paye presque rien en réparation, suite à une erreur de procédure de la CRAM.

Si nos associations s’appellent CAPER, prévenir et réparer, ce n’est pas une erreur. Prévenir est bien notre priorité, afin d’éviter que dans l’avenir une ou plusieurs catastrophes sanitaires ne voient le jour. Mais au vu de ce qui se passe, nous ne voyons rien de rassurants. Les anciens avaient dit après la guerre de 1914-1918, la der des ders.

Pour nous aujourd’hui que constatons nous ; MEDIATOR, PIP, Pilules de secondes générations, éthers  de glycol, retours de la demande de commercialisation de l’amiante, après la vache folle, le sang contaminé, la maladie de  Creutzfeldt-Jakob , que tout va bon train.

Nous voyons bien que les leçons n’ont pas été tirées et que l’argent roi est plus que jamais là. Que vaut la vie de quelques individus dans ce système et au milieu d’une crise que l’on nous dit énorme et où portant les fortunes s’accumules au détriment des plus faibles.

Nous n’aurons de cesse de nous battre pour les victimes et leurs familles, et pour qu’un procès voit le jours en France.