L’Andeva doit rester une association de victimes ouverte à tous

novembre 15, 2014 1:45 Publié par Laissez vos commentaires

Cinq associations ont décidé de quitter l’Andeva . Minoritaires lors de la dernière assemblée générale de juin, elles tentent aujourd’hui d’entraîner les victimes de l’amiante dans une politisation outrancière qui menace l’unité et l’efficacité d’un mouvement exemplaire, indépendant e touvert. Le bureau de l’Andeva appelle toutes les associations locales et les adhérents à défendre un modèle qui a fait ses preuves.

Nous avons mis dix-huit ans à construire, ensemble,un formidable outil de défense des victimes de l’amiante: une association nationale regroupant un réseau d’une soixantaine d’associations locales totalisant 28000 adhérents. Cet outil qui n’a d’équivalent dans aucun autre pays du monde, est aujourd’hui remis en cause parleur action.

Dès sa création, l’Andeva a su unir dans ses rangs des personnes de toutes origines et de toutes sensibilités dont la santé ou la vie avait été brisée par l’amiante; elle a su préserver son indépendance face à toutes les organisations syndicales, aux formations politiques et aux gouvernements successifs.

Cette unité et cette indépendance sont aujourd’hui contestées par une entreprise de division qui risquerait– si elle atteignait son but -d’affaiblir le mouvement social des victimes.

L’ Andeva n’a pas à rougir de son bilan.

Avant sa création, les fautes inexcusables se comptaient sur les doigts d’une main. Depuis qu’elle existe, 18000 procédures presque toute victorieuses, ont été menées sur l’amiante, et s’élargissent aujourd’hui à d’autres risques du travail.

Sans l’Andeva ,il n’y aurait pas de Fiva.Il n’existe dans aucun pays au monde de fonds d’indemnisation qui accorde la réparation intégrale de tous leurs préjudices aux victimes professionnelles et environnementales et à leurs ayants droits (conjoints ,enfants, etc.)pour toutes les maladies liées à l’amiante.

Sans l’Andeva, il n’y aurait pas d’Acaata. Les travailleurs de l’amiante, qui risquent de mourir plus tôt que les autres, ne pourraient pas cesser plus tôt leur activité professionnelle.

Sans l’Andeva, nous n’aurions pas non plus la réglementation que nous avons en matière de prévention du risque amiante dans les bâtiments.

Les associations du monde entier nous envient ces conquêtes. Si elles ont été obtenues, c’est grâce à l’existence d’un mouvement social de victimes,  fort et uni, dont la détermination a su forcer le respect et gagner l’estime de l’opinion publique.

L’histoire de notre association c’est l’histoire de ses luttes et nous voulons que l’Andeva reste fidèle à elle-même pour l’avenir.

Elle doit rester une association nationale de victimes unitaire et ouverte à tous, tourner le dos aux faux procès et aux attaques personnelles qui pourrissent la vie d’une association.

C’est à l’Andeva et à ses associations, et à personne d’autre, de déterminer ses orientations et sa stratégie judiciaire.

L’ Andeva n’a d’autre boussole que la défense intransigeante des victimes et des personnes exposées. Elle doit continuer à préserver son autonomie en refusant que son combat soit instrumentalisé par une organisation syndicale ou politique, quelle qu’elle soit.

Ensemble nous devons continuer dans cette voie en refusant les impasses du sectarisme et de la division.