Maladies professionnelles. Les combats continuent pour l’ADEVIMAP

mars 17, 2015 2:18 Publié par Laissez vos commentaires

L’Association de Défense des Victimes de Maladies Professionnelles tenait son assemblée générale hier à Martigues. Ses adhérents poursuivent notamment leur combat pour l’indemnisation du préjudice d’anxiété, et le désamiantage total.

Sur les 1468 dossiers ouverts depuis la création de l’association il y a 13 ans, 700 sont toujours en cours, pour la plupart englués dans une bataille juridique incessante. Et dans leur lutte pour faire reconnaitre le caractère « professionnel » d’une maladie, les adhérents de l’ADEVIMAP ont identifié un nouvel obstacle.  » Lorsque des salariés exposés (ndlr : à l’amiante par exemple) quittent leur entreprise, ils doivent recevoir une attestation d’exposition, pour que s’enclenche un suivi médical post-professionnel indispensable », explique Maurice Huc, fondateur de l’association. « Or, ils ne l’obtiennent pas. C’est pourquoi il est impératif que la loi soit appliquée, au moment où s’engage en France une politique de dépistage des cancers ».

D’après les données du Plan Cancer 2009-2013, l’ADEVIMAP rapporte que près de 2,4 millions de travailleurs sont quotidiennement exposés à des substances cancérogènes sur leur lieu de travail en France, que 1000 nouveaux cas de cancers sont diagnostiqués quotidiennement, et que 400 personnes en décèdent chaque jour.

C’est pourquoi ses administrateurs demandent depuis l’an dernier « l’éradication complète de l’amiante ». « Que ce soit dans des lieux publics ou privés », précise Christiane De Felice, nouvelle présidente de l’association. « L’amiante, il y en a de partout. Il n’y a pas que des salariés qui sont atteints par l’amiante, il y a leurs proches, mais aussi des personnes atteintes par la pollution de l’air, c’est pourquoi le FIVA* indemnise les cancers dus à l’environnement ». Parmi les dossiers en cours figure celui du préjudice d’anxiété. Après avoir été reconnu, puis indemnisé, le TGI d’Aix-en-Provence avait dans un deuxième temps diminué la valeur des indemnisations, obligeant les salariés qui les avaient perçu a rembourser la différence. Environ 50 adhérents de l’ADEVIMAP sont concernés, et condamnent ce « retour en arrière ».

En vidéo,

regardez les interviews de Maurice Huc, ancien président de l’ADEVIMAP, et de Christiane De Felice, qui vient de lui succéder au poste de président. (Images de Gwladys Saucerotte)

(*) Fond d’Indemnisation des Victimes de l’Amiante