Matteo Renzi tient sa promesse : l’Etat sera partie civile dans le procès Eternit bis

juin 3, 2015 7:09 Publié par Laissez vos commentaires

R.IT (TURIN) Italie

(ansa)

La Présidence du Conseil, la Région du Piémont et la Province d’Aleandrie, feront partie des plaignants dans le procès pour homicide pour les morts de l’amiante de Casale Monferrato. La requête des défenseur du magnat suisse Schmidheiny qui réclamait la délocalisation du procès à Ivrea a été rejetée. Madame le maire de Casale, Palazetti, a saluté l’unité de toutes les institutions dans ce procès.

par FEDERICA CRAVERO

La Présidence du Conseil des ministres s’est constituée partie civile dans le procès Eternit bis dont l’audience préliminaire a repris. Au lendemain de l’arrêt de la Cour de cassation qui avait rendu un non lieu en considérant que les faits constitutifs de cette catastrophe environnementale étaient prescrits, Matteo Renzi avait annoncé que qu’il prendrait des dispositions législatives concernant la prescription pour éviter qu’à l’avenir de telles décisions de justice. C’est pourquoi  les familles des victimes ont éprouvé une grande amertume lorsqu’elles ont vu, à l’ouverture de la première audience préliminaire du procès Eternit bis pour homicide que ni l’Etat ni une grtande partie des institutions locales n’étaient présentes, rejoignant ainsi la quarantaine de parties civiles publiques et privées déjà constituées à l’audience précédente . Ce vide est aujourd’hui comblé : La Région du Piémont et la Province d’Alexandrie se sont maintenant constituées partie civile. Le procès restera à Turin : à la reprise de l’audience préliminaire pour homicide volontaire, la juge Federica Bompieri a lu l’ordonnance confirmant que le magnat suisse Schmidheiny doit être jugé au chef lieu du Piémont et non à Ivrea, comme le réclamaient ses défenseurs.

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Le procès du géant de l’amiante concerne 258 décès d’habitants et d’ouvriers des établissements italiens de la multinationale Eternit.  Tirant argument du fait que la première victime figurant dans l’ordre chronologique de la liste par le procureur Raffaele GFuariniello était de Cavagnolo, la Défense de l’accusé avait demandé le transfert du procès au tribunal d’Ivrea. En fait, suite à une réorganisation des institutions judiciaires, la Commune de Cavagnolo était passée de la zone de compétence de la juridiction de Turin à la celle d’Ivrea. Mais  la juge a précisé que ce premier décès était déjà partie intégrante de la procédure engagée dans la juridiction de Turin, antérieurement à la réforme des institutions judiciaires.

 

Dans la procédure contre Eternit, « les institutions se sont finalement unies, à tous les niveaux, pour poursuivre les responsables », a déclaré Madame le maire de Casale Monferrato (province d’Alexandrie), Titti Palazzetti, en commentant la constitution de partie civile, de l’Etat, de la Région Piémont et de la Province d’Alexandrie dans le procès Eternit bis.  « Il faut en outre rappeler – a-t-elle ajouté – que le gouvernement a tenu la promesse qu’il avait faite à la ville après le verdict rendu en décembre par la Cour de cassation :  des fonds ont été attribués par l’Etat pour les travaux de retrait d’amiante à Casale, le processus de mise à jour de la législation sur les délits environnementaux est engagé et maintenant l’Etat se porte partie civile, comme cela avait été promis à Romana Blasotti Pavesi, la présidente de l’AfeVA lors d’une rencontre à Roma. Tous ensemble – a conclu Madame le maire – continuons avec fermeté à réclamer juistice, aussi pour toutes les personnes qui dans le reste de l’Italie et dans le monde subissent des préjudices du fait de l’amiante. »