Métropole Rouen-Normandie : un centre de collecte pour les déchets d’amiante bientôt en service

février 15, 2016 2:49 Publié par

En mars, la Métropole Rouen-Normandie va mettre en place un site tout spécialement dédié à la collecte des matériaux amiantés.

Les particuliers vont bientôt avoir une solution sur le territoire de la Métropole Rouen-Normandie pour se débarrasser de leurs déchets amiantés. Car depuis 2014, ses déchetteries ne pouvaient plus les accepter suite à un changement de législation comme nous l’expliquions en août dernier.

C’est lors du dernier conseil de la Métropole, le 4 février, qu’une délibération a acté la mise en place d’une collecte spécifique pour l’amiante contenu dans certains matériaux de construction. « Nous avons choisi un site au Petit-Quevilly, à côté de la déchetterie actuelle, qui va être aménagé spécifiquement pour recevoir les déchets d’amiante. Il sera totalement indépendant de l’autre site », explique Gérard Sorel, directeur général adjoint à la Métropole Rouen-Normandie, en charge du suivi de ce dossier sur lequel la Métropole va investir environ 100 000 €.

Mais attention, pas question de s’y rendre sans prévenir avec ses plaques de fibro-ciment dans le coffre ou dans sa remorque. « Les habitants devront prendre rendez-vous avec nos services. Un agent se déplacera à leur domicile pour faire un diagnostic sur place, leur expliquer la marche à suivre, et surtout leur montrer comment démonter et emballer sans risque les matériaux contenant des fibres d’amiantes. »

Sacs spécifiques

Des sacs spécifiques et renforcés leur seront fournis (autour de 9 € le sac) et ils pourront ensuite se rendre au Petit-Quevilly pour les déposer. Un prestataire (en passe d’être choisi) prendra ensuite le relais pour enfouir ces déchets dans des centres dédiés.

« Au-delà de la protection du personnel qui travaille dans les déchetteries, c’est aussi une question de santé publique. C’est pour cela que la Carsat [Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail, NDLR] nous accompagne également dans notre démarche qui va être analysée au niveau national pour servir de référence ailleurs en France ».

Évidemment, Gérard Sorel ne cache pas que l’organisation va se mettre en place petit à petit pour trouver la meilleure façon de procéder et éviter de rebuter les particuliers devant trop de complexité. « Il va falloir communiquer et convaincre. Être réactif également. »

LAURENT DEROUET