Pourquoi ADEVIMAP

  • Notre Association de Défense des Victimes des Maladies Professionnelles de l’Ouest de l’Etang de Berre « ADEVIMAP » s’inscrit dans l’action pilote sur la Santé au Travail mise en œuvre depuis plusieurs décennies sur les communes de Martigues et Port de Bouc.
  • Les Maladies Professionnelles sont en plein développement.

Selon la Fédération Française des Sociétés d’Assurances, les maladies liées à l’exposition à l’Amiante vont toucher des milliers de personne d’ici 2025.

D’après certains spécialistes, une approche du même type concerne les salariés exposés aux produits chimiques ou à des activités engendrant des troubles musculo-squelettiques.

Le Bassin industriel  » Etang de Berre / Fos » est particulièrement concerné

Une évidence se fait jour, il est indispensable d’être à l’initiative pour:

  •  que la catastrophe sanitaire soit pleinement reconnue, ainsi que les droits des victimes et de leur famille.
  • qu’une véritable politique de santé au travail et de prévention soit pratiquée.

PLUS JAMAIS DE CRIMES ÉCONOMIQUES ET LUCRATIFS DU TYPE DE L’AMIANTE

100.000 morts d’ici 2025 en France, des millions dans le Monde

Le cancer de l’amiante (mésothéliome) surgit après 10,20, 30 ou 40 ans, suite à l’exposition aux poussières de l’amiante.

En 2020 mourront encore les ouvriers de 1980, 1990,……ainsi que leurs proches qui ont simplement partagés leur quotidien.

ET POURTANT…CES MORTS AURAIENT PU ÊTRE ÉVITES!!!

1893 -Une loi stipule «l’air des ateliers doit être maintenu dans un état de salubrité avec le bon état de santé des ouvriers»

1906 -La description, pour la 1ère fois, d’une fibrose pulmonaire chez des personnes exposées à l’amiante a été faite par le Dr Auribaut.

1935 -On savait tout sur les mésothéliomes, les cancers pulmonaires, bien avant que les gens aient été exposés.

  • POURQUOI avoir attendu 1977 pour classer l’amiante dans les agents cancérigènes pour l’homme? (l’OMS)
  • POURQUOI avoir attendu 1997 pour interdire l’emploi de l’amiante en France?
  • POURQUOI laisser les Entreprises concernées continuer à exploiter le marché de l’amiante à partir du Canada, de la Russie, de l’Inde ou de la Chine?
  • COMMENT trouver des réponses à ces questions, suscitées par cet «Hiroshima invisible»?
  • COMMENT rendre justice à toutes les victimes, passées, présentes et à venir, de ce «crime économique et social»?

Le Procès de TURIN et la mise en examen du Baron d’Eternit en France seront-ils les premiers d’une longue série à être jugés pour «crimes lucratifs»?

Il faut que cesse cette catastrophe sanitaire, que les états et les entreprises multinationales arrêtent d’assassiner leurs employés au Canada, en Chine, en Russie ou en Inde pour des raisons économiques.

Que cesse ce crime contre l’humanité, faut-il pour cela saisir un nouveau tribunal international.

  • Notre Association a été créé à la demande de Victimes de Maladies Professionnelles et de leur famille, mais aussi par divers partenaires locaux, suite aux difficultés importantes qu’ils rencontrent, en particulier avec les procédures administratives et juridiques de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (déclarations, contentieux, interprétations de la législation de la Sécurité Sociale, Cours d’Appel, Tribunal des Affaires Sanitaires et Sociales, Recours, FIVA, reconnaissance et droits suite à une invalidité, etc…..)

Les difficultés rencontrées par les Victimes de MP sont importantes et nombreuses, un accompagnement social et juridique s’impose.

Au-delà des dossiers que nous constituons à la demande des victimes et de leurs ayant droits, qui étaient au départ notre raison d’être, sont apparus d’autres facteurs qu’il nous faut gérer obligatoirement pour aider les victimes, qui sont dans une situation de détresse morale devant la maladie, de précarité professionnelle devant cette nouvelle situation et par manque d’information, de mise en péril de la cellule familiale, de misère sociale, d’impossibilité d’assumer les procédures à cause d’une éducation insuffisante, de la méconnaissance du français(immigrés) ou d’un état de santé souvent grave, limitant les actions obligatoires.