Scandale de l’amiante : une audience publique est prévue à la Cour de cassation le 7 mai prochain

mars 16, 2018 3:17 Publié par

vendredi 16 mars 2018 à 5:04 Par Margot Delpierre, France Bleu Nord et France Bleu

Environ 300 personnes étaient présentes jeudi à Dunkerque pour l’assemblée générale de l’Ardeva, l’association régionale d’aide aux victimes de l’amiante. La star du barreau Eric Dupond-Moretti et ses confrères ont fait le point sur les actions judiciaires en cours.

L'assemblée générale de l'Ardeva se tenait jeudi salle de la Concorde à Dunkerque
L’assemblée générale de l’Ardeva se tenait jeudi salle de la Concorde à Dunkerque © Radio France – Margot Delpierre

Dunkerque, France

Le dossier de l’amiante ? « C’est un OJNI, un objet judiciaire non-identifié, explique Eric Dupond-Moretti, et personne sauf nous n’a envie d’y mettre le nez ». Le célèbre avocat pénaliste a pour mission, avec son associé Antoine Vey, d’obtenir un procès pénal de l’amiante qui n’a encore jamais eu lieu depuis l’interdiction de ce minéral et les premières plaintes il y a plus de vingt ans.

« On n’est pas sûr de gagner, ajoute le ténor, mais on va tout essayer ». Son équipe a épluché les 30.000 pages du dossier et passé les derniers mois à contester toutes les décisions de justice. Elle se prépare également à lancer d’autres procédures si nécessaires. Lesquelles ? On n’en saura pas plus, le cabinet garde sa stratégie secrète. En fait, Eric Dupond-Moretti attend la décision de la Cour de Cassation le 7 mai prochain pour avancer ses pions.

C’est à cette date que cette Cour, plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français, tranchera sur un recours initié par les victimes. Elles réclament le maintien de la mise en examen de plusieurs responsables haut placés. Ils avaient été mis en examen dans un premier temps avant que cela soit annulé. « C’est très important pour la suite du dossier », explique maître Antoine Vey.

L’audience du 7 mai sera publique. Les avocats invitent les victimes et leurs proches à s’y rendre. « Vous êtes le visage et la chair du dossier », ont-ils ajouté.

Dans la région, 46 personnes sont mortes l’an dernier à cause de l’amiante.