Trois ex-Koch Glitsch attendent réparation

septembre 11, 2015 4:48 Publié par

À l’été 2013, 20 ex-salariés de l’entreprise Koch-Glitsch avaient été indemnisés à hauteur de 9 000 € après d’âpres négociations pour avoir été exposés à l’inhalation de la fibre d’amiante au travail. Un accord qui interrompait l’action en justice menée par ces salariés devant les prud’hommes.

Trois d’entre eux sont venus, hier, soutenir trois « nouveaux » plaignants, « parce que, dans les procès de l’amiante, mieux vaut avoir de la patience et du soutien pour ne pas se laisser pourrir la vie, explique Jacques Fray, président de l’Avapa (Association des victimes de l’amiante du pays d’Arles). Ceci dit, la difficulté pour eux, c’est que le délai qu’ont les salariés pour réclamer le droit à l’allocation de cessation anticipée d’activité (ACAATA), créée pour les travailleurs de l’amiante, a été réduit à peau de chagrin… Auparavant de 30 ans, il est passé à 5, puis à 2 ans par arrêté ministériel du 23 décembre 2011… »

Les trois ex-Koch-Glitsch, anciennement SPMI (société provençale de matériaux inoxydables), ont donc dû se défendre, hier, face à une partie adverse arguant la prescription, le délai imparti étant dépassé. Les trois anciens salariés ont dû en effet attendre le 28 juillet dernier pour pouvoir saisir officiellement les prud’hommes, leurs dossiers ayant été égarés entre-temps.

« C’est pour cela qu’il n’y a pas de conciliation possible pour l’instant. Mais il n’y a a priori pas de raison pour qu’un tel préjudice moral d’anxiété ne soit pas reconnu pour une question de dates », estime l’avocate des victimes, Me Julie Andreu, confiante quant à la possibilité de « rattacher ces trois au wagon des 20 autres cas réglés à l’amiable il y a deux ans ». Et ce, avant une nouvelle convocation le… 28 janvier 2016.