Un holdup sur les rentes des victimes de maladies professionnelles et d’accidents du travail

novembre 20, 2019 11:59 Publié par

Andeva 20 11 2019

L’article L 161-25 du Code de la Sécurité sociale prévoit normalement une revalorisation des prestations sociales indexée sur la hausse des prix, afin d’éviter une perte de pouvoir d’achat aux bénéficiaires de ces prestations.

Or l’article 52 du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2020 prévoit une dérogation à cette règle pour les personnes dont la retraite est supérieure à 2000 euros. Il limite l’augmentation prévue à 0,3% alors que l’inflation attendue en 2020 est supérieure à 1%.

Une dérogation analogue avait déjà été votée dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019 qui avait limité la revalorisation à 0,3%, alors que l’inflation dépassait 1%.

Ce grignotage du niveau de vie est en contradiction flagrante avec les annonces du Président Macron sur le pouvoir d’achat.

Il frappera les salariés qui ont eu un accident du travail ou une maladie professionnelle, les invalides, les retraités.

S’agissant de victimes du travail ou de salariés dont l’exposition à l’amiante a réduit l’espérance de vie, cette mesure revient à leur infliger une double peine.

Elle est indécente dans un contexte où la branche accidents du travail – maladies professionnelles (AT-MP), alimentée par les seules cotisations des employeurs, est excédentaire pour la septième année consécutive.  

Prendre dans la poche des victimes du travail pour alléger la contribution des employeurs responsables de leurs préjudices, il fallait oser !…

L’Andeva demande à tous les députés épris de justice, quelles que soient leurs convictions politique de ne pas cautionner cette injustice.